Paroles d’experts : Florence Latournald (The Good List) sur l’évolution de l’affiliation cadeaux en 2026

Interview de Florence Latournald, Fondatrice et Présidente de THE GOOD LIST
- Quel rôle l’intelligence artificielle (IA) joue-t-elle dans vos stratégies de contenus, d’optimisation SEO ou de monétisation ?
L’IA fait aujourd’hui partie de notre quotidien, mais je la vois avant tout comme un assistant, pas comme un rédacteur en chef.
Elle nous aide à aller plus vite, à mieux comprendre et identifier les intentions de recherche, à enrichir nos contenus sur le plan SEO (mise à jour, maillage interne, analyse sémantique…).
En revanche, la sélection produits, le ton, la recommandation finale et la hiérarchisation des idées cadeaux restent 100 % humains. C’est ce qui fait la valeur perçue par nos lectrices et par les annonceurs.
Dans un univers comme celui des cadeaux et des jeux, où l’émotion et la projection sont clés, l’humain reste au cœur de notre production éditoriale.
- Avez-vous déjà adapté vos stratégies de visibilité à l’ère des moteurs conversationnels (LLM, SGE, ChatGPT, Perplexity…) ?
Oui, et c’est même devenu un vrai sujet stratégique.
Nous ne produisons pas des contenus pour “cocher uniquement des cases SEO”, mais pour répondre à de vraies questions, comme le ferait un conseiller en magasin. Et c’est dans la lignée de l’expertise Cadeaux et Shopping que nous avons pu développer depuis ces 4 dernières années.
Cela implique des contenus plus structurés, plus pédagogiques, plus incarnés aussi, axés sur des questions précises et des intentions fortes et enrichis d’éléments de réassurance. L’enjeu n’est plus seulement d’être visible, mais d’être crédible, identifiable et repris comme source de confiance par ces nouveaux moteurs.
- Quels leviers ou bonnes pratiques vous semblent les plus efficaces aujourd’hui pour maximiser le ROI des campagnes en affiliation sur le secteur Cadeaux et Jouets, Jeux de société ?
Le premier levier reste la pertinence de la recommandation.
Pour établir cette pertinence, nous travaillons nos contenus en nous basant sur le triptyque gagnant :
- La contextualisation : intégrer les produits dans de vrais usages (âge, budget, occasion, profil),
- La temporalité : anticiper très tôt les temps forts (Noël, anniversaires, fêtes familiales),
- La qualité de l’offre : sélection de marques/produits premium, exclusivités ou avantages concrets.
Mais un autre point me paraît essentiel : penser les dispositifs éditoriaux et content-commerce dans la durée. Une stratégie de contenus performante ne se construit pas en quelques jours. Elle nécessite du temps pour s’installer, gagner en visibilité, en crédibilité et en référencement naturel.
Les campagnes qui génèrent le meilleur ROI sont souvent celles qui s’inscrivent dans une relation de long terme entre la marque et l’éditeur :
- des contenus régulièrement enrichis ou mis à jour,
- une présence récurrente sur les temps forts,
- et une collaboration qui laisse à l’éditeur la liberté de travailler l’angle et la recommandation.
Sur le secteur des cadeaux et des jeux, où la décision d’achat repose beaucoup sur la confiance, cette approche long terme est un véritable accélérateur de performance.
- Comment les nouvelles réglementations sur l’influence (loi 2023, chartes UMICC) ont-elles transformé vos collaborations ?
Chez THE GOOD LIST, la transparence n’a jamais été un sujet de débat, c’est un prérequis.
Les nouvelles réglementations ont surtout permis de clarifier les règles du jeu et de professionnaliser les échanges avec les marques.
Au final, tout le monde y gagne : les lecteurs, les éditeurs et les annonceurs, qui bénéficient d’un cadre plus sain et plus durable.
Ces mesures permettent de renforcer la confiance avec nos utilisateurs, ce qui est fondamental pour la performance à long terme.

- Comment conciliez-vous transparence, créativité et performance ?
Je suis convaincue que la transparence est un levier de performance et non pas un frein.
Un lecteur qui comprend pourquoi un produit est recommandé est un lecteur qui a confiance et qui achète.
Chez THE GOOD LIST, la créativité se retrouve dans nos angles éditoriaux (punchline, ton complice, sélection éclectique et originale), la narration autour du cadeau et la qualité de notre identité visuelle.
La performance, elle, est une conséquence directe de cette cohérence entre discours, usage et valeur perçue.
- Quelles erreurs ou idées reçues voyez-vous encore du côté des marques ? Et quels conseils donneriez-vous pour les éviter ?
La plus fréquente est de vouloir “placer un produit” plutôt que de raconter une histoire ou répondre à un besoin réel. Dans l’univers des cadeaux, les consommateurs cherchent avant tout à être rassurés : “Est-ce que je fais le bon choix ?” “Est-ce que ça va lui plaire ?”.
Mon conseil aux marques : s’appuyer davantage sur les éditeurs pour co-construire des dispositifs plutôt que de chercher à les formater. Les éditeurs savent parfaitement ce qui fonctionne (et à l’inverse ce qui ne fonctionne pas) sur leur site, faites-leur confiance.
- Quelles tendances émergentes observez-vous pour 2026 sur le secteur Cadeaux et Jouets, Jeux de société ?
Pour 2026, nous voyons se confirmer une tendance de fond : moins de cadeaux, mais de meilleurs cadeaux. Les consommateurs ne cherchent plus à multiplier les achats, ils veulent offrir quelque chose qui a du sens, qui dure, et qui correspond vraiment à la personne à qui ils l’offrent.
Sur le marché du cadeau au sens large, cela se traduit par une forte attente autour :
– des cadeaux expérientiels ou immatériels
– des produits personnalisables (design, texte, photo) et uniques
– des cadeaux utiles ou responsables
Côté jeux et jouets, plusieurs signaux sont très clairs :
– le retour en force des jeux de société intergénérationnels, pensés pour jouer ensemble, enfants et adultes
– une demande croissante pour des jeux éducatifs intelligents qui développent la logique, la créativité ou l’émotionnel sans être perçus comme “scolaires”
– et un intérêt marqué pour des jouets plus durables ou évolutifs que l’on garde dans le temps.
On observe aussi une attente très forte de conseil et de curation : face à des rayons toujours plus fournis, les consommateurs veulent être guidés. Ils ne cherchent pas “le plus”, mais le bon jeu ou le bon jouet, adapté à un âge, un moment de vie ou une dynamique familiale.
- Quelle part représente aujourd’hui l’affiliation dans vos revenus globaux ? Comment voyez-vous son évolution face à la diversification des modèles ?
Aujourd’hui, l’affiliation représente un peu plus de 50 % de nos revenus et constitue un pilier structurant du modèle économique de THE GOOD LIST. C’est l’affiliation qui nous a permis par la suite de mettre en place des collaborations plus poussées avec nos marques partenaires, conscientes du potentiel affinitaire entre notre lectorat et leurs produits.
C’est un modèle que j’apprécie particulièrement car il repose sur un alignement d’intérêts : la marque rémunère la performance, l’éditeur sélectionne uniquement les marques et les produits qu’il cautionne et le lecteur bénéficie de recommandations de qualité.
Face à la diversification des modèles, je vois l’affiliation évoluer vers un modèle plus hybride et stratégique. Elle ne se limite plus à un simple lien tracké, mais s’intègre dans des dispositifs éditoriaux plus larges, pensés sur le long terme.
À mon sens, l’affiliation de demain sera plus valorisée, toujours mieux intégrée aux contenus et de plus en plus complémentaire avec les autres leviers de monétisation.
Elle reste (et restera) un socle solide, à condition d’être utilisée comme un outil média et non comme une mécanique purement transactionnelle.
- Quels sont selon vous les avantages de collaborer avec une plateforme comme Affilae ?
L’intérêt de passer par une plateforme comme Affilae, c’est d’abord un gain de temps considérable. Elle permet d’avoir accès, en quelques clics, à des centaines de marques partenaires potentielles, sans avoir à gérer en direct la prospection, la contractualisation ou les contraintes techniques (tracking, suivi de la performance…). Cela permet aux éditeurs de s’affranchir de développements complexes et de se concentrer sur leur cœur de métier : le contenu et la recommandation.
À cela s’ajoute ce qui fait, selon moi, la vraie différence chez Affilae :
- un accompagnement humain fort, avec des account managers qui connaissent parfaitement les annonceurs comme les éditeurs et qui sont ainsi en capacité de les mettre en relation pour nouer des collaborations pertinentes.
- et un portefeuille de marques qualitatif et diversifié, avec un équilibre très intéressant entre jeunes marques en devenir et grandes enseignes bien installées. Ce positionnement est parfaitement en phase avec les attentes de notre audience.
Enfin, Affilae agit comme un tiers de confiance entre les marques et les éditeurs. Ce cadre sécurisé et transparent est essentiel pour construire des partenariats durables et performants.
- Quels seront vos temps forts ou projets majeurs pour les 12 prochains mois ?
Nous allons poursuivre le renforcement de notre expertise sur l’univers des Cadeaux avec le développement de nouveaux guides d’achat thématiques toujours plus « niches » tout en développant de nouvelles verticales éditoriales autour du Shopping à destination des femmes citadines 25-49 ans CSP+.
Nous travaillons également sur la création de nouvelles offres partenaires, pensées comme de véritables dispositifs média : plus IA&SEO-friendly, plus éditorialisées et conçues pour s’inscrire dans la durée.
L’objectif reste le même : aider les consommateurs à mieux choisir et les marques à mieux performer !



