Optima Media : quand l’affiliation pèse 90 % du business
Pierre-Benoît Simax, Market Manager FR & Vertical Growth Lead Europe – Optima Media

Quel rôle l’intelligence artificielle (IA) joue-t-elle dans vos stratégies de contenus, d’optimisation SEO ou de monétisation ?
Sur le volet SEO, l’IA joue aujourd’hui un rôle encore limité. En revanche, elle est centrale dans notre stratégie d’acquisition payante, qui constitue une part majeure de notre business, notamment en B2B. Nous utilisons largement l’IA pour l’automatisation des campagnes SEA, la gestion des annonces Google Ads et l’optimisation continue des performances. En interne, ces automatisations permettent également de fluidifier le travail des équipes account managers et traffic managers, en améliorant l’efficacité opérationnelle et la capacité d’optimisation à grande échelle.
Avez-vous déjà adapté vos stratégies de visibilité à l’ère des moteurs conversationnels (LLM, SGE, ChatGPT, Perplexity…) ?
Oui, tout à fait. Nous avons intégré cette évolution dans notre approche de visibilité. Nous veillons à être présents sur les principaux environnements conversationnels comme ChatGPT et utilisons également des outils de type Claude. Notre logique est d’être visibles sur l’ensemble des écosystèmes émergents, en particulier dans une logique B2B où la recherche d’information qualifiée est de plus en plus conversationnelle.
Quels leviers ou bonnes pratiques vous semblent les plus efficaces aujourd’hui pour maximiser le ROI des campagnes en affiliation sur le secteur Banque & B2B ?
Notre principal levier repose sur l’optimisation des coûts d’acquisition, en particulier via la remontée de la donnée dans Google Ads. Nous faisons remonter les leads et les ventes, ce qui permet d’optimiser les algorithmes et de réduire significativement le CAC pour les annonceurs B2B.
Nous avons construit un modèle d’acquisition performant sur Google Ads que nous dupliquons sur l’ensemble de nos verticales. Dans le cas du B2B, l’achat de trafic est spécifiquement adapté aux logiques de comptes professionnels, avec par exemple un travail ciblé sur des mots-clés comme “compte pro”. Le secteur Banque et le B2B sont traités avec une approche similaire, sans différenciation majeure dans la méthodologie, avec aujourd’hui une part plus importante de B2B dans nos activations.
Comment les nouvelles réglementations sur l’influence (loi 2023, chartes UMICC) ont-elles transformé vos collaborations ?
Ces nouvelles réglementations n’ont pas eu d’impact significatif sur nos collaborations actuelles, notamment dans le cadre de nos activations B2B et Banque, qui reposent davantage sur des logiques de performance que sur de l’influence au sens strict.
Quelles erreurs ou idées reçues voyez-vous encore du côté des marques ? Et quels conseils donneriez-vous pour les éviter ?
Une idée reçue fréquente consiste à penser que la création d’une campagne d’affiliation va générer du trafic et de la performance immédiate. En réalité, les campagnes les plus performantes sont celles qui bénéficient d’un volume de data suffisant pour entraîner correctement les algorithmes. En B2B comme en Banque, il est nécessaire d’inscrire la démarche dans le temps : un minimum de six mois est requis, et un horizon d’un an est souvent nécessaire pour atteindre une pleine efficacité. La patience et la capitalisation sur la donnée sont des facteurs clés de succès.
Quelles tendances émergentes observez-vous pour 2026 sur le secteur Banque & B2B ?
Sur le B2B, nous observons une montée en puissance forte de la signature électronique. C’est un axe stratégique sur lequel nous souhaitons nous positionner davantage. Nous travaillons également au développement de solutions logicielles autour de la comptabilité et de la facturation, avec l’ambition de structurer un véritable écosystème de services autour de la banque professionnelle.
Nous avons récemment lancé des verticales liées aux terminaux de paiement (TPE) et nous prévoyons de créer et tester une verticale dédiée. Le marché de la banque pro représente un potentiel très important. L’enjeu est d’accélérer sur ces verticales B2B avant que le niveau de concurrence ne devienne trop élevé.
Quelle part représente aujourd’hui l’affiliation dans vos revenus globaux ? Comment voyez-vous son évolution face à la diversification des modèles ?
Aujourd’hui, l’affiliation représente environ 90 % de nos revenus globaux. Historiquement, ce modèle représentait 100 % de notre activité. Nous observons désormais une diversification progressive avec le développement de deals agences, tout en conservant l’affiliation comme pilier central de notre modèle, notamment sur le segment business-to-business.
Quels sont selon vous les avantages de collaborer avec une plateforme comme Affilae ?
La rapidité d’exécution est un atout clé. La plateforme propose deux approches complémentaires : une logique d’autogestion pour les marques autonomes et un accompagnement structuré via des équipes account. La solution est simple à prendre en main, les équipes sont réactives et, par rapport aux grandes plateformes historiques, le coût financier pour les annonceurs constitue un avantage compétitif significatif, en particulier pour des acteurs business-to-business qui découvrent encore l’affiliation. En matière de tracking, la performance est au rendez-vous, ce qui facilite l’adoption du modèle.
Quels seront vos temps forts ou projets majeurs pour les 12 prochains mois ?
L’année sera structurée par plusieurs temps forts, avec un pic d’activité attendu à partir de septembre. Sur le marché français, nous disposons désormais d’un socle solide. Notre priorité stratégique pour les 12 prochains mois est le développement à l’international, avec un focus particulier sur l’Allemagne et les Pays-Bas, qui constituent deux marchés prioritaires, ainsi que la Finlande et la Norvège.





