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Contrats entre marques et influenceurs : ce qui change en 2026

Récapitulatif

À compter du 1er janvier 2026, de nouvelles obligations s’appliqueront dans les contrats conclus entre marques et influenceurs.

À partir du 1er janvier 2026, les contrats entre marques et influenceurs seront soumis à un encadrement plus strict. Lorsqu’une campagne promotionnelle dépasse 1 000 € hors taxes, la conclusion d’un contrat écrit devient obligatoire. À défaut, ces accords pourront être annulés.

Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la loi du 9 juin 2023, dite « loi influenceurs », adoptée pour lutter contre les pratiques commerciales trompeuses et professionnaliser le secteur.

 

Un seuil fixé à 1 000 € HT

Le décret du 28 novembre 2025 fixe clairement le seuil déclenchant l’obligation de contrat écrit : 1 000 € HT.
Ce montant inclut :

  • les rémunérations versées en numéraire,
  • la valeur des avantages en nature.

Il s’apprécie sur une même année, pour une ou plusieurs prestations d’influence ayant le même objectif promotionnel.

 

Pourquoi ce nouveau cadre ?

L’activité d’influence commerciale a pris une ampleur considérable. Face aux dérives (publicités déguisées, manque de transparence, absence de règles contractuelles), le législateur a souhaité :

  • sécuriser les relations entre annonceurs, agences et influenceurs,
  • protéger les consommateurs,
  • clarifier les obligations de chacun.

 

Les mentions désormais obligatoires dans le contrat

Pour être valables, tous les contrats entre marques et influenceurs dépassant le seuil de 1 000 € devront comporter un certain nombre de mentions précises. À défaut, ils pourront être annulés

. On devra notamment y trouver :

  • l’identité complète des parties : coordonnées (postales et électroniques) et pays de résidence fiscale,
  • la description des missions confiées : type de contenus, plateformes concernées et objectifs de la campagne,
  • les modalités de rémunération : le montant versé ou les critères de calcul le cas échéant et la valeur et conditions d’attribution des avantages en nature,
  • les droits et obligations de chacun, notamment en matière de propriété intellectuelle et d’utilisation des contenus,
  • la loi applicable : application du droit français dès lors que l’activité vise un public établi en France.
  •  

Peu importe la plateforme utilisée : réseaux sociaux, blogs, vidéos, lives… dès qu’il s’agit d’influence commerciale par voie électronique, les règles s’appliquent.

 

Des zones grises encore à clarifier.
 

Si le cadre légal se précise, son application opérationnelle soulève encore plusieurs questions concrètes pour les acteurs du marché. La notion d’« objectif promotionnel » reste notamment sujette à interprétation : comment la qualifier précisément ? Comment intégrer la valorisation d’un produit offert ? Et comment assurer un suivi fiable des cumuls annuels lorsqu’un créateur collabore avec plusieurs marques ou via différentes agences ?

Sur l’ensemble de ces points, l’UMICC est actuellement en échange avec le ministère de l’Économie (Bercy) ainsi qu’avec les députés en charge de la loi « influenceurs v2 », afin d’obtenir les clarifications nécessaires à une mise en conformité opérationnelle et cohérente pour l’ensemble de l’écosystème. »