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Influence, maternité et affiliation : l’interview de Marine Ragonneau

Qui est Marine Ragonneau, la créatrice du compte Missudette ?

 

 

Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots et nous raconter ton parcours ?

Je suis Marine, derrière le compte Instagram Missudette. J’ai commencé mon compte pendant mes études en Argentine pour partager mon aventure à l’étranger, mon école de commerce et aussi pour me sentir moins seule. Le compte a commencé à prendre de l’ampleur avec mes voyages en Argentine, à Montréal et au Laos.

Ensuite je suis rentrée à Paris pour terminer mes études, j’ai rencontré mon chéri. Ma communauté a grandi avec moi dans cette nouvelle vie de couple. Aujourd’hui je suis maman et mon contenu a pris un nouveau tournant. J’ai créé une vraie communauté de mamans. Ça fait maintenant 4 ans que je suis dans l’univers de la maternité et ma communauté me suit pour certains depuis plusieurs années.

Mon compte a évolué en fonction de ma vie, et c’est ce que j’aime dans ce que je fais. J’ai évolué, c’est plus facile de faire du contenu qui match avec ma vie. Je garde ma fille et je partage aujourd’hui pleinement mon quotidien.

 

Où est-ce que tu vas chercher ton inspiration au quotidien ?

Je vais chercher mon inspiration dans ma vie personnelle : ma vie de maman et ma vie avec mon chéri.Je le tourne de façon positive, avec de l’humour, pour que ça parle aux gens, pour qu’on se reconnaisse et qu’on se sente moins seule.

Je m’inspire aussi pas mal des messages privés que je peux recevoir. Il y a un vrai échange, je vois que je ne suis pas seule à vivre ça.

 

Comment tu choisis les marques avec lesquelles tu acceptes de travailler ?

Je choisis des marques que je peux utiliser et qui me parlent à moi d’abord. J’aime quand j’utilise déjà la marque et j’aime aussi en découvrir. Il faut que ça corresponde à mes valeurs.

J’aime aussi quand la marque me connaît. Pour que la collaboration fonctionne, il faut que ce soit vraiment cohérent. Je me renseigne sur les avis, comme si moi j’allais acheter cette marque.

J’ai une grosse communauté, je ne peux pas leur partager des produits comme ça. Il y a une relation de confiance et il faut que ça fonctionne.

 

Est-ce que tu as un exemple de collaboration ou de campagne d’affiliation qui t’a particulièrement marquée, en bien ?

Ce qui m’a le plus marquée, c’est le porte-bébé Najell. Quand je suis tombée enceinte, je l’ai essayé et je l’ai totalement adopté. Il m’a été offert sans échange particulier. Je l’ai partagé en story et on a commencé à me demander le lien.

La marque m’a dit qu’elle faisait de l’affiliation, j’ai donc pris un lien d’affiliation et ça a très bien marché. La communauté l’a adoré. Je le partageais tous les jours et la récurrence a bien fonctionné. Il y a eu un gros engouement.

C’est pareil avec Yoto au quotidien. Plein de personnes connaissent, demandent les avis, le lien, et ça cartonne en affiliation.

Même moi ça m’a étonnée que ça marche autant. Quand tu adoptes un produit et que tu en parles naturellement, ça se voit que c’est vrai ce que tu partages et les marques sont contentes.

 

 

Selon toi, qu’est-ce qui fonctionne vraiment aujourd’hui pour performer en affiliation sur le secteur bébé / puériculture ?

La récurrence, le fait qu’on le voie souvent, et que ce soit un vrai produit que tu utilises. Ça se voit quand tu as eu un brief et que tu sors des mots hyper officiels. Il faut que ce soit vrai.

Quand tu montres un produit, que tu fais des démonstrations, que tu expliques comment l’utiliser et que tu montres que c’est facile, c’est très important. Il y a beaucoup de choix dans l’univers bébé, donc le montrer en action est hyper important.

Faire des retours sur le produit au bout d’un mois ou deux mois d’utilisation, ça compte aussi.

 

Quelles erreurs tu vois encore souvent du côté des marques quand elles collaborent avec des créateurs ?

Quand les briefs sont hyper précis et ferment la porte à la créativité et à la spontanéité, c’est dommage. Quand tu choisis un créateur, il faut lui faire confiance et ne pas lui demander un contenu en dehors de sa DA.

Il faut faire confiance au créateur. Quand les marques veulent trop contrôler ce que le créateur fait, c’est compliqué, surtout qu’il y a tellement de créateurs, elles ont le choix.

Les marques pensent souvent directement aux retours. Les collaborations qui marchent le mieux sont celles qui s’installent sur plusieurs mois.

La grosse notoriété, ça marque direct, mais une nouvelle marque que tu fais découvrir à ta communauté, ça prend du temps. Il faut en parler de façon approfondie et faire des retours.

Les marques qui veulent une seule story avec toutes les infos, ça noie le message. La communauté est perdue. Souvent quand il y a beaucoup d’informations, c’est trop lourd et ce n’est pas naturel.

 

Est-ce que tu utilises déjà l’IA dans ton quotidien de créatrice (contenus, organisation, idées, optimisation…) ?

Je n’utilise pas l’IA pour la création vidéo et photo.

Je l’utilise pour corriger les fautes d’orthographe, surtout sur des longs textes que j’envoie aux marques. Mon agent ne l’utilise pas non plus. On voit de plus en plus d’IA dans les réponses aux mails.

Je n’y vois pas d’intérêt pour moi.

 

Plus globalement, comment tu vois évoluer le métier de créateur et l’affiliation dans les prochaines années ?

Je le vois plutôt de façon positive. Ça va continuer à se professionnaliser, avec plein de réglementations. Ça devient un vrai métier.

On est de plus en plus nombreux, mais c’est bien parce que ça nous oblige à nous motiver et à nous challenger au quotidien. Il y a encore de longues années pour le métier de l’influence. Pour les marques, les réseaux sociaux sont vraiment importants.

Avec l’affiliation, on voit directement les résultats. On voit si ça plaît aux gens. Avant, sans l’affiliation, ce n’était pas transparent. Aujourd’hui, on sait ce qu’on génère pour la marque.

 

Ton avis sur Affilae ?

Affilae, je l’utilise depuis 3 ans. J’ai commencé l’affiliation avec le porte-bébé, Balzac, Agatha.

Avec Affilae, c’est hyper facile à utiliser. Les marques peuvent nous contacter et nous aussi on peut les contacter. Il y a un gros choix de marques. Dès que j’achète quelque chose, je vais voir sur Affilae si la marque y est.

Affilae est la plateforme qu’on utilise le plus. C’est plus facile et c’est là où il y a le plus de marques. On la recommande à tout le monde, même à des amis qui ont des marques.

Avec les équipes, ça se passe très bien. Les échanges sont fluides, l’équipe est au top. Tu n’es pas sur une simple plateforme où tu cliques sans avoir personne derrière. La création de lien est rapide, il y a un vrai échange et une vraie collaboration.

Ce n’est pas que de l’affiliation sur Affilae, il y a aussi de vraies collaborations avec du fixe. C’est ça qui est chouette aussi. 

 

Depuis les nouvelles réglementations sur l’influence, est-ce que tu as senti un vrai changement dans tes collaborations avec les marques ?

Oui, parce que c’est plus transparent, plus clair et plus cadré. Je pense que ça rassure les gens. Ils ont l’impression qu’on est plus transparents.

Tout ce qui a été mis en place est hyper important, encore plus maintenant en tant que maman, notamment avec le contrat enfant s’il apparaît. Sinon, ça ne fait pas de nous un vrai métier.

 

 

Aujourd’hui, quelle place occupe l’affiliation dans tes revenus par rapport aux autres sources (partenariats, UGC, etc.) ?

Ce n’est pas une grosse source de revenus. C’est complémentaire. Ce n’est pas ce qui me fait vivre.

Ça me permet d’acheter de nouvelles choses et de les partager à mes abonnés. C’est un petit bonus. Je partage des nouveautés dans l’univers bébé et maman. C’est chouette de pouvoir tester et partager, mais ça ne remplace pas les partenariats.

 

Si tu devais donner un conseil clé à une marque qui veut travailler avec des créateurs sur le secteur bébé / puériculture en 2026, ce serait lequel ?

Travailler sur le long terme et nous faire confiance dans la façon dont on crée le contenu. Pour une nouvelle marque, donner une seconde chance si les premières stats ne sont pas celles attendues.

Les parents ont besoin de voir, de revoir et d’être sûrs que c’est quelque chose de bien. C’est un univers qui mérite vraiment du recul et une attention particulière.