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Camille in Bordeaux : le parcours d’une créatrice de contenu bordelaise devenue référence locale

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Derrière Camille in Bordeaux, Camille partage depuis plus de 11 ans ses bonnes adresses et coups de cœur entre Bordeaux, les Landes et le Pays basque. Anciennement dans la communication et la culture, elle est devenue créatrice de contenu à temps plein en 2018 et défend aujourd’hui une approche authentique des collaborations, avec un intérêt croissant pour l’affiliation.

 

 

Peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Avant de me lancer dans la création de contenu, je travaillais dans la communication et la culture, notamment pour une compagnie de théâtre et chez Yelp. C’est d’ailleurs en travaillant chez Yelp que j’ai rencontré beaucoup de blogueuses, et cela m’a donné envie de créer mon propre blog, Camille in Bordeaux. J’ai toujours rêvé d’être journaliste.

Je suis installée dans les Landes depuis sept ans maintenant, mais j’ai lancé Camille in Bordeaux bien avant, au départ comme une vraie passion. J’écrivais énormément d’articles et j’ai ouvert mon compte Instagram en parallèle.

Quand je suis partie vivre dans les Landes, j’avais un peu peur que le nom me porte préjudice. Finalement, je me suis rendu compte que les Bordelais étaient très friands de contenus sur les Landes et surtout je viens à Bordeaux toutes les semaines donc mon compte reste finalement bordelais même si ma maison, elle, est dans les Landes.

Petit à petit, j’ai lâché mes autres boulots et je suis devenue créatrice de contenu à temps plein en 2018. Aujourd’hui, cela fait onze ans que je crée du contenu.

 

À quoi ressemble concrètement ton quotidien de créatrice de contenu aujourd’hui ?

Je gère absolument tout de A à Z, toute seule. Je ne fais aucune prospection : les marques viennent directement à moi, soit en direct, soit via des agences, notamment l’agence Eliette avec laquelle je travaille beaucoup sur des activations locales, comme des sorties, des activités ou des commerces.

Mon quotidien, c’est beaucoup de débrouille : gestion des mails, facturation, négociation, écriture de scripts, déplacements, shootings, montage vidéo, rédaction d’articles. Il y a aussi une vraie charge mentale, parce que tout repose sur moi.

En parallèle, je donne des cours de marketing digital à l’INSEEC depuis trois ans. Je suis également rédactrice web, notamment pour le site Tout le Vin, où je parle de bons plans bars à vin et de recettes en accords mets et vins. 

 

 

Comment choisis-tu les marques avec lesquelles tu travailles ?

Pendant très longtemps, quasiment onze ans, j’ai refusé beaucoup plus de collaborations que je n’en ai acceptées. Je choisis uniquement des marques que j’ai testées et approuvées. C’est essentiel pour moi.

Depuis le tournage avec Eva Longoria, il y a eu un vrai tournant. J’ai eu un pic de collaborations, mais surtout des collaborations extrêmement ciblées et alignées avec mes valeurs.

Aujourd’hui, je refuse très peu de choses, parce que les marques qui viennent à moi correspondent vraiment à mon univers.

J’ai notamment adoré ma collaboration avec TER pour des cities guide où je présentais des villes à portée de train en Nouvelle-Aquitaine. Ce sont clairement des collaborations dont je rêvais au départ, et aujourd’hui elles viennent à moi.

Mon post avec Eva Longoria a aussi énormément boosté ma visibilité : j’ai gagné entre 6 000 et 7 000 abonnés en une semaine grâce à une simple vidéo.

 

Qu’est-ce qui fait, selon toi, une collaboration réussie entre une marque et une créatrice de contenu ?

Pour moi, une collaboration réussie, c’est quand la marque nous choisit vraiment, en toute conscience et en toute confiance. Quand on te veut toi, cela se ressent tout de suite : on te laisse une vraie marge de manœuvre.

Je n’aime pas les collaborations trop verrouillées. Plus on me laisse être moi-même, plus le contenu sera authentique, plus il me ressemblera et plus il sera efficace.

Une collaboration réussie, c’est aussi une collaboration payée en temps et en heure. Idéalement, c’est une collaboration qui s’inscrit dans la durée, quand une marque revient vers toi.

 

 

As-tu vu évoluer les attentes des marques ces dernières années ?

Oui, énormément, surtout sur les formats. On est passé de l’article de blog aux stories, puis aux posts, et aujourd’hui beaucoup aux réels.

On est aussi passé d’un univers très presse écrite à des attentes de plus en plus orientées photo, puis vidéo.

Les marques comprennent de mieux en mieux comment fonctionne l’influence. Elles voient aussi beaucoup plus la concurrence. De plus en plus souvent, on m’annonce dès le départ que plusieurs créateurs sont en lice et qu’ils comparent.

 

Quelles erreurs les marques font-elles encore trop souvent dans leurs collaborations avec les créateurs ?

La première erreur, très simple mais fréquente, est de dire bonjour sans personnalisation ou de se tromper de prénom. Cela donne tout de suite une mauvaise impression.

Ensuite, il y a le manque de confiance : trop d’allers-retours, trop de corrections, parfois sur des détails qui enlèvent toute spontanéité au contenu.

Il y a aussi souvent un problème de communication interne. La personne qui t’a choisie côté marque n’est pas toujours alignée avec les équipes terrain, comme les vendeurs ou les boutiques. Cela peut créer des situations compliquées.

 

Quelles sont les limites des collaborations payantes par rapport à l’affiliation ?

Les collaborations payantes manquent souvent de récurrence : une campagne, puis plus rien.

Il y a aussi parfois des contraintes fortes sur la liberté de parole, ainsi qu’une lourdeur administrative non négligeable.

 

Qu’est-ce que l’affiliation pourrait t’apporter de plus ?

L’affiliation me permettrait de parler de marques dont je ne parle pas forcément aujourd’hui, simplement parce que je les ai achetées moi-même et que je les utilise au quotidien.

Cela m’ouvrirait aussi de nouvelles idées de contenus et élargirait énormément mes possibilités, avec plus de liberté et potentiellement plus de récurrence et de long terme.

Merci Camille !